Mot du vice-président exécutif

La CEGQ plus solide, plus visible et encore plus utile pour ses membres



Par M. Eric Côté / 
Vice-président exécutif de la Corporation des entrepreneurs généraux du Québec


4 mars 2018 - L’élection d’un gouvernement de la Coalition avenir Québec (CAQ) le premier octobre dernier constitue certainement un événement important dans le paysage politique québécois.  François Legault est devenu premier ministre après un règne quasi-ininterrompu de seize ans du Parti Libéral du Québec. Des changements sont à prévoir dans plusieurs secteurs d’activité, si l’on se fie aux engagements électoraux et au discours inaugural du 28 novembre dernier.

Mais à quoi l’industrie de la construction doit-elle s’attendre? Que va faire le nouveau  gouvernement  par rapport aux  problématiques  non traitées par  le passé?  Que va-t-il advenir des dossiers amorcés sous l’ancien régime à la demande des entrepreneurs? Seront-ils menés à terme? Bien peu de gens  peuvent répondre à ces questions.

L’industrie de la construction n’a pas été mentionnée spécifiquement dans le discours inaugural, mais doit-on s’en inquiéter? Par contre, il faut reconnaître que le terme entrepreneur a été mentionné à de nombreuses reprises. Toutefois, plusieurs ministres sont issus du milieu entrepreneurial. Il faut y voir un signe que les nouvelles personnes au pouvoir comprennent les multiples contraintes auxquelles les entrepreneurs font face.

Il ne fait désormais aucun doute que notre industrie, comme la plupart des autres entreprises québécoises,  fait face à une  pénurie de main d’œuvre. La CEGQ le clame haut et fort depuis le printemps dernier et la mise en place du programme Insertion relève compétence le démontre très bien. Grâce à ce projet  élaboré par la CEGQ avec le soutien financier de la  Commission des partenaires du marché du travail,  les entrepreneurs généraux  à la recherche de surintendants adjoints ou encore d’adjoints au chargé de projet ou estimateur bénéficient déjà d’une subvention salariale pour embaucher des personnes sous-représentées dans l’industrie.

Qu’adviendra-t-il des projets amorcés sous l’ancien gouvernement, tels que la loi contre les retards de paiements, la grappe industrielle de la construction, la mise en place de l’autorité des marchés publics, l’allègement réglementaire, la modernisation des juridictions des métiers et la réforme du BSDQ? Nous souhaitons évidemment que ces projets se concrétisent et nous avons déjà commencé à faire entendre votre voix auprès des nouveaux titulaires de portefeuilles ministériels. Fidèle à sa mission,  la CEGQ entend  défendre les intérêts des entrepreneurs généraux  et a déjà commencé à sensibiliser le nouveau gouvernement aux différents enjeux.